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Les trilogies hivernales et la responsabilité des récits en alpinisme extrême

  Dans l’histoire de l’alpinisme, certaines performances deviennent des références. Mais lorsque les récits qui les entourent manquent de précision ou de transparence, ils peuvent influencer durablement le comportement d’autres alpinistes, parfois avec des conséquences tragiques. La Mécanique en Non-Vie d’Ivano Ghirardini éclaire ce phénomène à travers le concept de lois athanatiques : la vérité du style et la responsabilité du récit font partie des invariants dont la violation déséquilibre le système. La première trilogie hivernale solitaire À la fin des années 1970, Ivano Ghirardini réalise ce qui est largement reconnu comme la première trilogie hivernale solitaire des trois grandes faces nord alpines (Cervin, Grandes Jorasses et Eiger). Il les enchaîne sur une saison hivernale complète, en solitaire, sans assistance logistique majeure, sans préparation préalable des voies et dans un engagement total. Cette performance reste, encore aujourd’hui, une référence d’authenticité...

Une forme pure dans les cieux


Ô Cervin, titan des cieux alpins,
Ta silhouette perce l’azur divin.
Tes faces, strophes d’un chant éternel,
Portent l’écho d’un souffle originel.
La face nord, sombre, aux ombres voilées,
Garde les secrets des âges scellés.
Ses arêtes, lames d’étoiles taillées,
Tranchent l’horizon de lignes ailées.
À l’est, l’aurore tisse un voile d’or,
Caressant ta pierre d’un doux essor.
À l’ouest, la pourpre en doux adieu s’étend,
Peignant ta cime d’un éclat mourant.
Tes flancs rugueux, polis par les nuées,
Chantent des rêves que le vent a noués.
Neige d’argent, couronne d’astre pur,
Tu défies le temps, colosse d’azur.
Ô Cervin, poème de roc et de vent,
Ton hymne s’élève, sublime, vivant.
Dans l’écrin des Alpes, à l’infini lié,
Tu graves l’éternel d’un vers exalté.


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