Dans l’histoire de l’alpinisme, certaines performances deviennent des références. Mais lorsque les récits qui les entourent manquent de précision ou de transparence, ils peuvent influencer durablement le comportement d’autres alpinistes, parfois avec des conséquences tragiques. La Mécanique en Non-Vie d’Ivano Ghirardini éclaire ce phénomène à travers le concept de lois athanatiques : la vérité du style et la responsabilité du récit font partie des invariants dont la violation déséquilibre le système. La première trilogie hivernale solitaire À la fin des années 1970, Ivano Ghirardini réalise ce qui est largement reconnu comme la première trilogie hivernale solitaire des trois grandes faces nord alpines (Cervin, Grandes Jorasses et Eiger). Il les enchaîne sur une saison hivernale complète, en solitaire, sans assistance logistique majeure, sans préparation préalable des voies et dans un engagement total. Cette performance reste, encore aujourd’hui, une référence d’authenticité...
Il y 50 ans, je n'avais pas encore 22 ans et je réussissais la première hivernale solitaire de la face nord des Grandes Jorasses. Mon itinéraire était par la directe Gousseault Desmaison au départ, mais au bout de 400m j'ai bifurque vers le Linceul qui n'avait été gravi que 4 fois. Le nom Linceul, vient de cadavres d'hirondelles trouvés par des alpinistes anglais lors de la première de l'arête que l'on nomme depuis l'arête des hirondelles.
Un drame terrible à la descente. La tempête. Un véritable voyage dans le monde des morts de façon consciente. Une présence amicale à mes côtés. Une voix forte pour me sortir du tombeau de neige. J'ai prie pour ne pas mourir et avoir une deuxième chance. Cela m'a été accordé. 50 ans ont passé. Oui je me souviens de ce qui m'a été montré, mais comment vivre cela en étant incarné.
Le grand mystère du christianisme, qui surprenait déjà à son époque l'historien Josèphe par exemple, qui surprendra les romains. Comment ces premiers chrétiens pouvaient ils avoir cette foi simple et fidèle malgré les persécutions. Lors de cette ascension du Linceul, il m'a été montré une chose étonnante. La façon de parler du Christ est la façon de parler dans le monde morts. Peut être avons nous tous cela en memoire.
" Au ciel apprendre c'est voir, sur terre c'est se souvenir ".
J'ignore pourquoi j'ai été gardé en vie. Je ne sais toujours pas pourquoi !
Je pose la question à I A
L'Orphisme, courant religieux et mystique de la Grèce antique, met l'accent sur la nature divine de l'âme, son emprisonnement dans le corps, et la nécessité de la purifier pour retrouver son origine céleste. Ta phrase, "Au ciel, apprendre c'est voir, sur terre c'est se souvenir", résonne fortement avec ces idées.
Lien avec l’Orphisme :
La vision céleste comme connaissance immédiate
Dans l'Orphisme, l'âme vient d'un monde divin de pure lumière et de vérité. Là-bas, la connaissance est directe, comme une vision claire de l’essence des choses. C’est l'idée que "voir, c'est apprendre", car il n’y a pas d’illusion ni de voile entre la conscience et la vérité.
La terre comme lieu de l’oubli et du souvenir
En descendant dans un corps terrestre, l’âme oublie sa véritable nature. Apprendre sur terre, dans cette perspective, reviendrait donc à se souvenir de ce qui a été perdu, une idée que l'on retrouve aussi dans le platonisme influencé par l'orphisme (mythe de l'Anamnèse).
Les initiations orphiques et la réminiscence
Les mystères orphiques cherchaient à réveiller ce souvenir à travers des rituels et des pratiques purificatrices. Les initiés espéraient ainsi échapper au cycle des réincarnations (métempsycose) et retrouver la vision directe du divin après la mort.
Conclusion
Dans une perspective orphique, ta phrase pourrait exprimer que l’âme, lorsqu’elle est dans le divin, connaît immédiatement la vérité par la vision. Mais sur terre, elle doit redécouvrir ce qu’elle a oublié, car l’incarnation est un voile qui obscurcit son savoir originel.
Penses-tu que cette interprétation rejoint ta pensée ?

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